Le 9 octobre 2024, la marque Picard a procédé au rappel d’un lot de pâtes à pizza crues surgelées, après la détection de la bactérie Escherichia coli shiga toxinogène (STEC). Le rappel était volontaire (sans arrêté préfectoral) et couvrait la France entière, où le produit avait été commercialisé du 16 juillet au 7 octobre 2024. Il portait sur un seul lot : contrairement à ce que cet article affirmait initialement, il ne s’agissait pas d’un rappel « généralisé » à toute la gamme.
Plan de l'article
Détails du rappel : le produit et le lot exacts #
| Produit | 2 pâtes à pizza crues surgelées — sachet de 470 g |
|---|---|
| Marque / distributeur | Picard |
| Code-barres (GTIN) | 3270160439768 |
| Numéro de lot | 230524120187 |
| Date de durabilité minimale | 23 février 2025 |
| Commercialisation | du 16 juillet au 7 octobre 2024 |
| Zone de vente | France entière |
| Conservation | produit à conserver au congélateur |
| Motif | présence d’Escherichia coli shiga toxinogène (STEC) |
| Compensation | remboursement — numéro consommateurs : 0 800 09 10 91 |
| Fin de la procédure | 8 décembre 2024 |
Source : fiche de rappel officielle n° 16103, publiée le 9 octobre 2024 sur RappelConso (ministère de l’Économie).
Aucun autre produit Picard n’a fait l’objet d’un rappel entre juin 2024 et mars 2025 dans la base RappelConso, et aucune extension ni nouvelle version de cette fiche n’a été publiée : le périmètre est resté celui de ce lot unique jusqu’à la clôture de la procédure.
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Risques pour la santé associés à l’E. coli STEC #
Selon les préconisations sanitaires jointes à la fiche de rappel, les E. coli shiga toxinogènes peuvent entraîner, dans la semaine qui suit la consommation de produits contaminés, « des diarrhées parfois sanglantes, des douleurs abdominales et des vomissements, accompagnés ou non de fièvre ». Ces symptômes peuvent être suivis, dans 5 à 8 % des cas, de complications rénales sévères, principalement chez les enfants.
Cette complication porte un nom : le syndrome hémolytique et urémique (SHU). Santé publique France le décrit comme « une complication principalement rénale des infections à Escherichia coli producteurs de Shiga-toxines », « rare, mais grave », qui « touche surtout le jeune enfant ». C’est la raison pour laquelle un rappel de ce type est traité avec cette sévérité, même sur un lot unique.
Ce que les consommateurs devaient faire #
La conduite à tenir officiellement communiquée tenait en trois points : ne plus consommer le produit, le rapporter au point de vente et contacter le service consommateur (0 800 09 10 91). La compensation prévue était le remboursement. Le rappel étant clos depuis le 8 décembre 2024, ces démarches ne sont plus ouvertes.
Les personnes ayant consommé le produit et présentant ce type de symptômes étaient invitées à consulter sans délai leur médecin traitant, en lui signalant cette consommation ainsi que le lieu et la date d’achat. La fiche précise à l’inverse qu’en l’absence de symptôme dans les 15 jours suivant la consommation, « il est inutile de s’inquiéter et de consulter un médecin ».
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La leçon qui reste, pour tous les amateurs de pizza maison #
Au-delà de ce lot précis, les autorités sanitaires rappellent dans cette même fiche une recommandation générale qui concerne directement la pizza : par précaution pour les populations les plus sensibles (jeunes enfants, personnes âgées ou immunodéprimées, femmes enceintes), il faut éviter la consommation de produits crus ou insuffisamment cuits à base de farine — les pâtes à cookies comme les pâtes à pizza. Autrement dit : on ne goûte pas la pâte crue, et on cuit la pizza à cœur.




